Un article du Monde (5 octobre 2011) intitulé "l'école française a-t-elle tué le plaisir d'apprendre ?" rend compte du numéro de rentrée de la Revue Internationale d'Education de Sèvres : "plaisir et ennui à l'école..."
En résumé, le constat est sévère. Une fois de plus, c'est le collège qui est le plus concerné : les élèves s'y ennuient et ne comprennent pas le sens des apprentissages.
Contrairement à une idée encore assez répandue dans le monde enseignant, il ne suffit pas toujours d'un coup de pied au derrière pour donner le goût de l'étude à un élève récalcitrant. Et puisqu'il apparaît que les jeunes sont de moins en moins adaptés aux méthodes pédagogiques, ne pourrait-on pas imaginer un jour que ces méthodes puissent changer ? Je ne crois pas que ce soit uniquement une question de moyens et de classes surchargées : les expériences de classes à effectifs réduits dans les établissements "difficiles" ont montré leurs limites, et ne donnent que de médiocres résultats si la manière d'enseigner reste la même. On en lira une illustration dans l'article de Pierre Frackowiak, publié sur l'excellent site Educavox.
En cette période électorale, j'ai l'impression que le débat sur l'école se focalise encore trop sur le nombre de postes d'enseignants et pas assez sur leur formation, ou leur incitation à l'innovation pédagogique. Tant que ces questions resteront au second plan, il y a peu de chances que notre système éducatif s'améliore sensiblement.